2011/11/05

Tout à l'heure le silence de la Grande bibliothèque a été troublé par un forcené qui s'est mis à jeter par terre tous les livres à sa portée. La sécurité n'étant pas pressée d'intervenir, l'hurluberlu a pu faire basculer toute une étagère sur le côté pendant qu'un homme qui avait sollicité en vain les gardiens, implorait tout "homme fort" de s'en mêler. Apparemment, notre violent avait pour grief que l'institution était incapable de lui envoyer un livre à la maison. Lorsqu'il a tenté de sortir, les gardiens l'ont retenu jusqu'à l'arrivée des policiers.

Mon Catalan et moi avons voulu prendre des photos des dégâts, mais un employé nous a aussitôt dit d'arrêter parce que les cellulaires étaient interdits et que si l'on continuait, un gardien viendrait. Voilà, mesdames et messieurs, les priorités de cet endroit. Saccagez en paix, mais de grâce, pas de photos !

2011/04/01

Hier c'était les volées d'outardes.

2011/03/28

Godin

Un documentaire à voir : Godin

On voit que le Québec a changé, mais on se rend compte que s'il l'a fait, c'est parce qu'à force de piétiner et de faire du surplace, de branler dans le manche, comme on dit, il a fini par renoncer à ses rêves. Le Québec est à la même place qu'il y a trente, quarante ans. La seule différence, c'est le désenchantement. C'est facile à constater : le discours de Godin est encore d'actualité, encore tout à fait valable, mais porteur d'une vision, d'un projet que les médias et surtout le gouvernement actuel railleraient cyniquement et sans détour. Je suis sorti de la salle en me demandant par quel prodige je ne vomissais pas plus souvent.

2011/03/10

Dans la foulée de l'annonce de Jean Charest d'imposer l'immersion anglaise pour la moitié de la 6e année au primaire, cette lettre au Devoir : Pourquoi apprendre une langue ?

2011/03/08

Les films au féminin

La Journée de la Femme, c'est un bon moment pour me rendre compte que je n'ai jamais vu de film réalisé par une femme. En tout cas, pas de mémoire d'homme. Si jamais il y en a un qui me vient à l'esprit, je vous le dis. En attendant, je sais quoi faire pour améliorer ma culture cinématographique...

(Des bouts du Papillon bleu, quand ça a passé à Radio-Canada, je considère que ça ne compte pas.)

MISE À JOUR: J'ai déjà vu un court métrage dont j'ai oublié le titre et un documentaire, Adéu, Espanya. Mais toujours pas de long métrage...

MISE À JOUR (BIS): Un gros merci à Perséphone pour son lien vers Wikipédia. Je peux maintenant vous dire que j'ai vu The Piano, de Jane Campion, et Frida, de Julie Taymor.

2011/01/30

Les crevettes et nous

Ça m'a frappé devant les congélateurs des produits surgelés au supermarché. Bon, d'accord, je l'avais toujours un peu su avant, mais j'ai vu dans ces crevettes frigorifiées, décapitées, déveinées, décortiquées, embrochées et, pour finir, plastifiées, la preuve ultime de l'effort collectif que représente pour nous de manger un fruit de mer.

Lorsque j'étais enfant, dans ma forêt natale, même si nous mangions régulièrement les poissons que nous pêchions nous-mêmes dans les lacs environnants, les produits marins, réellement marins, n'étaient pour moi que des rectangles enchapelurés de marque High Liner ou encore un concept télévisuel. De Passe-Partout qui hésitait longtemps avant de manger sa salade de crevettes, à Passe-Montagne heureux de manger une huître, en passant par les annonces de Red Lobster, le petit écran nous passait chaque fois le même message : même si les fruits de mer vous écoeurent, vous les aimez quand même. Essayez-les, pour voir.

Au fond, c'est un peu grâce à Marie Eykel si je ne me suis pas trop méfié, la première fois que j'ai mangé des crevettes. Et, je vous en fais la confidence, la première fois que j'ai mangé une huître, je pensais à Jacques L'Heureux.

J'aurais pu m'arrêter là. Mais il a fallu que la Catalogne entre dans ma vie et m'emmène me noyer dans des festins méditerranéens. Ah ! Que de poissons grillés, de pieuvres et de crustacés ai-je mangé sous le soleil du Ponant ! Que de poissonneries ai-je visitées où les produits de la mer, franchement pêchés, s'achetaient en vrac avec un gant de plastique et un panier ! Et où les crevettes ont des têtes ! Le saviez-vous, que ces bestioles étaient pourvues de têtes ? Les Catalans adorent cuisiner leurs crevettes entières. Une fois qu'elles sont dans leur assiette, ils les décapitent pour sucer le jus qui s'écoule de leur chef. Du jus de ciboulot de crevette... Tsé.

De retour au Québec, devant la porte vitrée me séparant des crevettes surgelées, invariablement étêtées et toutes précuites, surtout précuites, rougement précuites, à l'exception de celles disposées en brochettes, la mer me paraît bien loin. Je sais qu'au marché Jean-Talon, les poissonniers ont une offre bien plus intéressante, mais c'est l'exception qui confirme la règle : au Québec, on veut bien manger des fruits de mer, mais pas trop souvent. Remarquez, on a bien le droit. Mais pour celui qui a une fringale crevettière en dehors des heures d'ouvertures du fameux marché, s'il ne veut pas ses crustacés surgelés et précuits, il n'a pas le choix de sortir du supermarché et se diriger vers l'épicerie africaine sur Saint-Denis. Là-bas, on congèle les crevettes, mais on ne les précuit pas. Ça se voit facilement : au lieu d'être rouges, elles sont grises. Le saviez-vous, que les crevettes étaient grises ?

2011/01/26

Encore un petit effort...

J'en ai presque terminé avec mon projet de traduction. Dernières retouches avant la livraison finale. L'oeuvre paraîtra en avril.