2005/12/21

Le site web de Radio-Canada a parfois de drôles de phrases:

Cependant, la plupart des démocrates et des républicains modérés ont estimé qu'il était plus important de préserver la faune variée vivant dans cette réserve, où s'ébattent notamment des ours polaires et des faucons pèlerins.

Qui est top? L'ours ou le faucon pèlerin?

2005/12/16

Ce blogue a un an. Certains le croient mort, mais détrompez-vous. Cette fin de bac prend tous mes temps libres. Du nouveau à partir de mardi prochain.

2005/11/30

Pour ceux qui ne connaissent pas ce site: urbanphoto.net.

2005/11/22

Je suis flatté. Un homme a cru bon d'afficher une de mes photos sur son blogue.
Pour m'y trouver plus facilement, si ça vous tente de m'y trouver, faites une recherche sur mon nick.

Des photos de l'Île Verte disponibles sur Flickr.

2005/11/21

Trouvé ceci sur le site de Radio-Canada:
"S'il est acquis que le gouvernement va perdre le vote de ce soir sur la résolution néo-démocrate, laquelle prévoit un scrutin le 13 février, par contre il est certain aussi que le résultat n'aura aucune conséquence politique directe. "

2005/11/18

Le stylo Bic

Je viens de découvrir quelque chose.

Ce n'est un secret pour personne que les stylos bic ont un petit trou au bout.J'ai toujours trouvé que ce trou était stupide, parce que je croyais que le capuchon ne servait qu'à éviter que l'encre ne sèche. Mais en vérité, le capuchon n'est pas là pour éviter l'assèchement du stylo, non, il est là pour empêcher que le stylo ne laisse des traces un peu partout quand on le trimballe.

Mais même dans ce cas, le mystère reste entier: pourquoi laisser un petit trou au bout? Je viens de trouver la réponse.

Quand j'étais en cinquième année, le rebelle Dominic s'était soudain levé de sa chaise pour se diriger vers la porte de la classe. La prof, qui écrivait au tableau, a suspendu son geste. L'élève commettait un sacrilège en se levant ainsi, mais il s'est arrêté juste devant la porte, portant la main à son cou. Il a dit: "l'bouchon est pris" Et nous tous avions en tête, horrifiés, l'image si coutumière de ce Dominic grignotant sans relâche un capuchon de stylo.

La prof lui a fait la prise qu'il faut quand les gens s'étouffent, mais aujourd'hui je sais que, si Dominic pouvait parler, c'est qu'il n'étouffait pas. Sans le trou, cet enfant serait peut-être mort.

Aujourd'hui, j'ai réalisé que ce trou existait peut-être précisément pour ce genre de choses.

2005/11/17

Nous avons reçu un très séduisant conférencier hier dans notre cours de Nouvelles expériences de la textualité. Sur son t-shirt: "Not gay as happy, but queer as fuck you." Je l'adore.

2005/11/08

Celle qui bousillait ses enfants

Je suis arrivé avec une heure d'avance à la station centrale d'autobud pour l'achat des billets. Comme il n'y avait pas vraiment de file, j'avais une heure d'errance à tuer et j'ai décidé d'explorer le petit restaurant de la station, puisque je n'y étais jamais allé. J'y ai pris un café et me suis assis dans ces tables avec des banquettes. Autour de moi une jeune fille étudiait, deux autres parlaient en langage des signes. Un gros monsieur mangeait en rotant.

Soudain, une famille est venue s'asseoir à la table en face de moi. C'était une famille pauvre, visiblement défavorisée par tout ce que la vie n'avait pu lui offrir. La mère était jeune, grosse, et n'inspirait aucune sympathie. Le père non plus, mais celui-là avait l'air d'une misérable racaille sans échine. Le seul espoir qui leur restait était ces enfants, tout jeunes. Ils avaient encore l'innocence de leur côté. Mais la mère semblait à tout pris leur refuser cette innocence. Elle les culpabilisait et les punissait de tout et de rien.

Ils avait deux et quatre ans. La mère tenait fermement le plus jeune par le bras, le forçait, par de brusques mouvements, à aller aussi vite qu'elle, même s'il allait déjà aussi vite qu'elle. Elle l'a poussé sur la banquette, lui ordonnant de s'asseoir. Le pauvre s'est retrouvé cul par-dessus tête et pendant qu'il se redressait pour s'asseoir, la mère a lancé son sac à dos au bout du siège, accrochant sa tête au passage. Elle s'est assise à côté de lui, agacée qu'il ne soit pas déjà installé, et l'a redressi assez raide. J'étais stupéfié par cette scène qui ne faisait que commencer.

Elle et son fils me tournait le dos, tandis que le père et l'aîné s'assoyaient en face d'eux, et de moi-même par le fait même. Le père et la mère discutaient dans un charabia mou et désorganisé. Je reconnaissais parfois des mots anglais, parfois des mots français. Mais en général, c'était incompréhensible. La mère commençait toutes ses phrases par "je". J'ai compris qu'elle se plaignait.

À côté d'eux, les enfants ne disaient pas un mot. J'étais à me dire que peut-être les enfants avaient été turbulents, même si ça n'excusait rien, quand la mère a donné une taloche sur le bras du plus jeune en lui disant de se tenir tranquille. Quelques instants après, le père a fait la même chose avec l'aîné. J'étais scandalisé. Je ne savais trop que faire, je voulais intervenir, mais j'avais peur de faire une scène. J'avais peur que toute la violence n'éclate soudain. Et personne autour ne semblait remarquer ce qui se passait.

Le père n'a retouché personne, mais la mère, tout en se plaignant, donnait par moments des claques à son enfant. L'enfant ne faisait rien. On aurait dit qu'elle se défoulait sur lui des troubles dont elle se plaignait.

Soudain la mère a donné un coup de coude au petit. Le coup a atteint son oreille. Là, j'avais de la rage au coeur. Ça n'avait aucun sens. L'enfant s'est mis à pleurer.
Sa mère s'est approché à un pouce de son visage et lui a dit, en le menaçant du doigt, de se tenir tranquille. Or, parce qu'elle s'était ainsi penché, je faisais face au père et j'ai voulu me cacher en buvant mon café. J'ai soulevé ma tasse, mais je tremblais tellement que je ne pouvais rien faire. J'ai dû reposer ma tasse sur la table. Je tremblais tant.

Le père a dit à sa femme qu'elle ambitionnait. À moins qu'il ne l'ait dit à l'enfant. Je ne sais pas. Il a dit: "Là tu ambitionnes."

Elle n'a plus retouché à cet enfant par la suite, mais l'autre a dû l'accrocher avec son pied sous la table car je l'ai entendue dire: "J'vas t'en donner des coups de pied, moi itou." Et j'ai entendu des bang! bang! Elle essayait de lui remettre son coup.

Puis elle a dit à son mari d'aller acheter du jus, pous le plus jeune. Et elle a dit au plus vieux qu'il n'en aurait pas. Elle a mouché le plus jeune, qui morvait à cause de pleurs et lui a donné le jus. L'autre le regardait. On voyait bien qu'il en voulait. Sa mère a fini par lui tendre la bouteille. Lui n'y croyait pas. Il était incrédule. Il a pris la bouteille et a bu, méfiant, en ne quittant pas sa mère des yeux, qui elle-même ne lâchait pas de le dévisager. Il buvait comme un chien battu, voilà.

La crise était passée. Mon café était fini et je n'en pouvais plus. Je suis reparti, rongé par les scrupules.

Que tous les coeurs sensibles se réjouissent, je suis rentré bredouille de la chasse. Quelques images disponibles sur Flickr.

2005/11/03

Pour un Québec solidaire. À lire, bon sang, à lire!

2005/11/01

Pour voir Michaëlle Jean faire une vraie folle d'elle: son discours.

2005/10/31

Paysage du belvédère

Pb et moi, assis au bout du bar, à croquer des Skittles en buvant bière par-dessus bière. Dans notre champ de vision, les deux barmen s'activent pour servir les clients. Le premier est affublé d'une perruque de femme, l'autre est déguisée en séduisant cowboy au visage ensanglanté. En arrière-plan, à l'autre bout du bar, un réduit fait office de loge pour les artistes. Pb et moi, en croquant nos Skittles, avons tout le loisir d'y voir les travestis enfiler leurs plus beaux atours.

Des photos de mon passage à Ottawa peuvent être visionnées sur Flickr.

Le garçon qui mangeait des oiseaux

Nous savions peu de choses sur ce jeune homme. Il était assis devant nous, dans ce restaurant de la rue Elgin, sirotant son thé matinal pendant que nous prenions notre café. Nous attendions les déjeuners.

Ses lèvres paraissaient rugueuses, sèches. À droite, sur la lèvre d'en bas, un petit trou trahissait le passage d'un piercing. Il était joli, mais il ne s'intéressait qu'à lui-même. Il n'avait parlé que de sa personne jusqu'à présent: comment il occupait un poste puissant dans un hôpital, comment il contrôlait la morgue, comment ses études le propulseraient en haut de l'échelle sociale, comment il faisait plus d'argent que nécessaire, bla bla bla. Il nous avait aussi avoué qu'il aimait fumer des joints le matin en se levant, mais que son travail rendait cette activité difficile. En gros, résumait-il, sa vie alternait entre le travail et les bars. Et maintenant, il ne parlait plus.

Il ne s'intéressait pas à nous. Il nous fallait s'intéresser à lui, l'interroger. Il collectionnait les insectes. Comment faisait-il? Il les achetait parfois, il les capturait aussi lui-même. Il nous a expliqué comment il les tuait et les épinglait. Il n'épinglait que les plus beaux spécimens et gardait les autres ailleurs. "J'en ai capturé beaucoup, beaucoup", a-t-il ajouté avant de passer à sa collection de minéraux.

Je ne sais plus trop comment la discussion en est arrivé à la chasse, mais toujours est-il que cet homme chassait par choix. Moi, je chasse par perversion. Il s'est alors mis à parler de calibre. Il voulait savoir avec quoi je tirais. Je n'en savais rien, je m'en fichais tellement. Je m'intéressais surtout au gibier et à l'entendre, il avait tué un peu de tout. Même des oiseaux: "Je tue des oiseaux et je les mange", a-t-il dit avant de se demander, à voix haute, avec quel calibre il tuerait le prochain.

Partir sur un nowhere

"PB, on dirait que plus on avance, plus on s'approche de rien."
- Myriosis, sur la route

2005/10/26

2005/10/25

La reine Émilie

Parce qu'Émilie a enfin décidé d'alimenter son blogue.

2005/10/20

Ma photo qui fait fureur

VOIR publie une de mes photos pour la seconde fois. Voici l'original en guise de preuve:
pantheres roses

Et je vous invite à regarder mes autres oeuvres, par le fait même, sur le site de Flickr.