2007/07/29

Note à moi-même pour la prochaine fois où j'irai faire du camping:
Apporter: lampe de poche, papier de toilette, nourriture, eau.

2007/07/26

6000 visiteurs dans mon photorama. Un vrai miracle.

2007/07/24

La fin d'Harry Potter

MERCI, HARRY POTTER -L'autre jour, à la radio du midi de Radio-Canada, un dynamique prof des HEC, titulaire de la chaire Pierre Péladeau sur l'art et l'épicerie, a déclaré que le plus extraordinaire chez Harry Potter, c'était son succès. Le professeur pleurait de joie en rappelant que plus de 300 millions d'enfants avaient lu Harry Potter, la preuve que le succès n'est pas incompatible avec l'art, ronronnait-il. En fait, ce grand spécialiste de l'art et de l'épicerie voulait dire que le succès est l'essence même de l'art.

À cette même émission, tout plein de gens sont venus dire que l'important finalement, c'est que les enfants lisent. Peut-être que Harry Potter ce n'est pas de la grande littérature, mais qu'est-ce qu'on s'en fout, disaient les gens, ces enfants là lisent, comprenez-vous, ILS LISENT.

Je n'y avais pas pensé, mais c'est bien trop vrai, grâce à Harry Potter, un jour ces enfants-là vont lire Marc Lévy et pourquoi pas Marie Laberge. Merci, Harry Potter.
- Pierre Foglia

Je pense que je vais lire le dernier Harry Potter, juste pour voir s'il meurt à la fin. Ça serait merveilleux, qu'il meurt.

2007/07/23

Tornade!

Hier, nous étions dans le parc de la Gatineau. Il faisait un temps splendide et nous avions trouvé une longue plage où tout le monde parlait russe. C'était assez surréaliste.

Plus surréaliste encore: les sauveteurs qui font sortir tout le monde de l'eau. Une fille s'y mettait particulièrement. Elle voulait faire preuve de beaucoup de leadership. Quand, en s'approchant de nous, quelqu'un lui a demandé pourquoi il fallait sortir de l'eau, elle a dit: "There's a tornado." Et tout le monde: "A tornado?" On n'y croyait tellement pas que Simon s'est mis à imaginer un phénomène marin qu'on ne trouve que dans les lacs.
Nous avons poireauté une heure sur la plage, à ne pouvoir nous baigner, à attendre bêtement le passage de la tornade. Certains, pour se moquer, se sont mis à crier : "Shark! Shark!" Et ils trempaient le pied dans l'eau pour narguer les sauveteurs. Ces derniers couraient d'un bout à l'autre de la plage pour demander aux plaisanciers (pour ne pas dire plaisantins) de retirer leur pied de l'eau. À la fin, ils ont demandé à tout le monde de s'éloigner de l'eau d'un bon deux mètres. Ils ont dit : "La CCN s'en vient. Ils vont évaluer la situation et nous permettre de nous baigner à nouveau." Et nous, pour rigoler : "Quoi, ils s'en viennent vérifier qu'il n'y a pas de tornade ? " Tout ça avait l'air d'un exercice.

Évidemment, il n'y a eu aucune tornade.

2007/07/19

Pour mon anniversaire

Max Brooks, The Zombie Survival Guide, "Complete Protection from the Living Dead", Three Rivers Press, New York, 2003, 272 p.

Merci si-mon! :)

2007/07/18

Premier regard sur l'Europe

Je crois bien que c'était au Portugal. Nous venions de traverser l'Atlantique et je jetais un oeil par le hublot de l'avion. Les nuages se dissipaient peu à peu et j'ai pu distinguer quelques montagnes, puis rapidement j'ai reconnu des éoliennes, des éoliennes par centaines, perchées sur les crêtes des collines.


Pour moi qui m'en allais en Espagne, pays de don Quichotte, ces moulins à vents étaient un très bon signe.

2007/07/17

Back in Town

Hier matin, je rêvais que je payais en euros une somme réclamée en dollars canadiens. Je me suis réveillé très confus. Je ne comprenais pas cette porte entre-ouverte, ce mur, ce lit. Ce n'était pas l'appartement de Barcelone ni la maison d'été de la grand-mère, à Vilafortuny. C'était chez moi, mon lit, ma chambre, 6h du mat. Bang. Je suis tombé par terre - métaphoriquement, s'entend.

Une fois debout, j'ai fait la lessive. Impossible alors de résister à l'envie de renifler chaque pièce de linge sale. Des parfums de Catalogne y traînaient encore, comme des spectres, mêlés à ma sueur et à la crème solaire. Puis, pendant que la machine effaçait ces traces, je suis allé déjeuner dans un boui-boui non loin de chez moi.

Au resto, je me suis empressé de commander des oeufs et du bacon, accompagnés de fruits. La serveuse m'a versé un café filtre que je n'ai pas détesté. Les oeufs auraient pu être mieux cuits, mais je ne m'en suis pas plaint, trop heureux de manger un vrai déjeuner après trois semaines de croissants. Les Européens ne déjeunent pas : ils petit-déjeunent. Et quand ils disent "petit", they mean it.

Après le déjeuner, j’ai pris le métro. J’avais quelque chose d’important à faire, une chose à laquelle je tenais depuis mes premiers instants en Catalogne : aller voir le fleuve. Sur l’île Sainte-Hélène, j’ai trouvé un endroit où on pouvait descendre jusqu’à l’eau. Une pierre toute plate m’invitait à m’installer là.

À deux reprises des Catalans m’ont demandé ce qu’était un fleuve. Pour eux, il n’y a que quelques petites rivières et de nombreuses ribieras (il me semble que c’est le mot), des moins-que-rivières, des rivières de circonstances qui n’apparaissent qu’aux jours de pluie. En survolant Barcelone, à notre arrivée, mon Catalan m’a dit : « Regarde, ça c’est notre fleuve. » J’ai vu un espèce de chemin marécageux se faufiler entre des usines avant de mourir, épuisé, à plusieurs mètres de la mer. « Nous l’avons dévié pour qu’il sorte maintenant là », et il m’indiquait un timide chemin d’eau qui, lui, rejoignait la Méditerranée. « Pourquoi avez-vous fait ça ? » ai-je demandé. « Parce que c’était plus commode de l’avoir là. » En imaginant le Québec faire la même chose au Saint-Laurent j’ai eu froid dans le dos. C’est à ce moment que j’ai réalisé toute la grandeur de notre fleuve, si large qu’on finit par ne plus voir l’autre rive, si grand que les mots finissent par manquer et qu’on l’appelle la mer.

Hier matin, j’ai tenu la promesse que je m’étais faite. C’était une bonne idée. Sur la roche plate, j’ai regardé l’eau couler pendant de longue minutes. J’avais eu peur de vômir en arrivant, j’avais eu peur de la laideur, mais finalement Montréal, de l’autre côté du fleuve, était belle. Ce n’était pas une beauté méditerranéenne, mais nord-américaine, faite non pas d’harmonie, mais de contrastes. Et c’est là, vraiment, que mon voyage a pris fin.

Dans les prochains jours, je vous conterai tout.

Montréal

Suivi médical

Ce matin, coup de téléphone. C'est la doc:
"Ouin, j'ai reçu les résultats, les noisettes ont sorti très fort. Vaudrait mieux les sortir de la maison si tu en as, car la prochaine fois que tu seras en contact avec elles, ça pourrait être dangereux."
Elle m'a parlé aussi des pêches, un peu. Le reste est négatif. Pourrai-je un jour recroquer amandes, pommes et cerises? Suspens...

2007/07/16

2250 photos. Sans compter les vidéos. Je crois que je suis fou.

2007/07/12

Souvenir de voyage

Dans la boutique souvenir de la Sagrada Familia, une femme se plaint pendant que son amie fouille dans un tas de portes-clés: "This is all too Gaudì for me. I want things that look more Spanish."

Son amie s'entiche d'un porte-clé en forme de statue de lézard à la Gaudì: "It's so nice."

Soudain la première femme prend peur: "Oh no! There's not gonna be Gaudí all over Spain, is it?
- No. Listen: Gaudì is Barcelona. The rest of Spain, it's different."

Alors la femme se calme et regarde les portes-clés: "I like this one." Elle prend un porte-clé carré sur lequel sont inscrits 16 numéros, à raison de quatre par rangée, puis va vers la caisse.
Voilà ce qu'aime cette femme: des grilles de chiffres.

Je parie que dans l'avion, elle faisait des sudokus.

2007/07/05

Carte postale

Un véritable conte de fée...
Je suis à Paris présentement (un merci tout spécial à Pb et si-mon). C'est la première fois que j'ai un instant pour aller sur internet. Jusqu'ici le voyage se passe à merveille. Tant de choses à raconter... je crains de ne pouvoir les bloguer avant mon retour, on verra.
Bon baiser de Paris
Gousse xxx