2007/06/02

Le miracle de la vie

Ce matin une jolie surprise m'attendait. Les graines de persil que j'ai semées la semaine dernière ont finalement germé. C'est la première fois que je fais pousser quelque chose.

2007/05/31

Mourir empoisonné

Hier Sue Ellen a enfin décidé de se prendre en main. Elle était chez le psychologue et rêvait d'aimer son bébé. C'est un personnage tout en nuance, joué avec beaucoup de finesse. J'adore Dallas, j'adore Sue Ellen.

La Catalogne et moi soupions devant cet épisode. "Tiens, j'ai tranché du pain", dit-elle. Merci. Je mords dans ma tranche et m'étonne d'y trouver des morceaux plus croquants que d'autres. Oh, mais il y a des noix là-dedans! La Catalogne a voulu M'EMPOISONNER! "Vite, mets ça sur pause!" Et je cours aux toilettes cracher tout ce que j'ai, me rincer la bouche directement sous la chantepleure et répéter l'opération jusqu'à ce que je ne trouve plus aucun moton sous ma langue ou entre mes dents. La Catalogne me regarde faire, sincèrement désolée. Ce n'était qu'un accident. N'empêche, il faudra peut-être songer à bannir le pain aux noix de cette maison.

Retour au salon. L'écran du téléviseur est mauve, rien à faire, il faut redémarrer le lecteur DVD et reprendre là où nous étions rendus. Cette fois, Bobby croque un sandwich avec des chevaux et un enfant. C'est un grand moment, on sait tous que Bobby rêve d'avoir un enfant. Soudain Ray arrive au galop et annonce que le père de l'enfant s'est fait mordre par un serpent à sonnettes. Bref, il a été EMPOISONNÉ! Survivra-t-il ? Sinon, Bobby adoptera-t-il l'enfant? Impossible de le savoir, l'écran est redevenu mauve à cet instant. Le lecteur DVD, quoique neuf, est foutu. Kapput.

Bref, tout ça pour dire qu'il y a des soirs où il vaut mieux ne pas manger de pain.

2007/05/30

Mea culpa

Bon, je retire ce que j'ai dit sur Philippe Schnobb l'autre jour. Il fait du bon travail.
Un homme de 23 ans subira un procès pour avoir proféré des menaces contre les francophones dans une vidéo diffusée sur YouTube. C'est à la suite d'une chronique de Philippe Schnobb que les policiers ont été alertés.
- Radio-Canada.ca

Avoir des allergies, c'est...

... croquer une noix de Grenoble et se rendre compte qu'on n'en croquera plus jamais.

... boire un jus de légumes et découvrir que c'est fini.

... accepter un amuse-gueule en dégustation à l'épicerie et se rendre compte qu'on vient de risquer sa vie.

Bref, c'est regarder s'allonger, chaque jour, la liste des aliments damnés.







Ça a l'air qu'ils ont finalement décidé de remplacer Tinky Winky par Jésus. Ils vont légèrement modifier sa couleur pour qu'il soit pourpre, ils vont remplacer le triangle par une croix et la sacoche par une encensoir.

2007/05/29

Mon pouce vert

Je me rends compte que j'ai vraiment du plaisir à m'occuper de mes plantes. C'est la première chose que je fais en arrivant du bureau.

Cette histoire de jeu télévisé des Pays-Bas où une femme décidera qui des trois participants malades recevra son rein est plus-que-dégueulasse.

La question qui tue (bis)

Pourquoi un extincteur?

Pour éteindre l'extinguible!

La question qui tue

C'était la fête à si-mon pis le p'tit maudit n'a pas roté une seule fois de la soirée.
Roterait-il seulement pour avoir de l'attention?

Intéressant article de Vincent Marissal sur la situation du français au gouvernement Harper.

Pour ajouter encore au climat antifrancophone de ce mois de mai, le gouvernement Harper a aussi décidé de paralyser le comité des langues officielles juste au moment, quelle coïncidence, où les députés devaient se pencher sur l'abolition par les conservateurs du Programme de contestation judiciaire.

Autre coïncidence, sans doute, des membres influents du gouvernement Harper, notamment John Baird, Tony Clement ou Jim Flaherty, étaient ministres du gouvernement Harris, qui a tout fait pour fermer l'hôpital Montfort. Sans le Programme de contestation judiciaire, la minorité francophone d'Ottawa n'aurait jamais pu se battre jusqu'en Cour suprême pour sauver Montfort.
- Vincent Marissal

Ayant grandi pas tellement loin de la rivière des Outaouais, je me souviens très bien de la saga de l'hôpital Montfort. Voir des politiciens en tirer des mauvaises leçon et ainsi damer le pion des communautés francophones du reste du Canada me révolte ...et n'augure rien de bon pour le Québec, linguistiquement parlant, advenant un gouvernement conservateur majoritaire.

2007/05/28

Les fraises et la table de bois

Mes promenades avec la Catalogne connaissent souvent des dénouements inattendus. L'autre jour, m'arrêtant près d'un cerisier en fleurs pour le photographier, nous fûmes surpris par des appels venant de l'autre côté de l'arbre: "Par ici! Venez photographier de ce côté!" Nous tendîmes le cou pour voir, là se déployait un jardin communautaire. Un homme arrosait son potager: "De cet angle c'est beau aussi!", ajouta-t-il.

La Catalogne et moi pénétrâmes dans les lieux. L'homme nous montra une tale de lavande: "Prenez des photos de ces fleurs, la couleur est belle, regardez." Je sautai plutôt sur l'occasion pour m'informer des modalités pour avoir un lot. L'homme me dit tout, puis il nous offrit des plants de fraises, de la ciboulette et de la menthe. Et c'était comme un miracle. On avait marché comme ça au hasard des coups de vent et voilà qu'on rentrait chez nous les bras chargés de terre et plantes qui se mangent. C'était un beau moment.

Puis ce soir, partis dans la direction opposée, nous découvrîmes un Canadian Tire. "Découvrir" n'est pas peu dire : la Catalogne n'avait jamais mis les pieds là-dedans. Elle fut à la fois émerveillée de voir tout ce qu'il y avait sur les tablettes et déçue de n'avoir pas connu cet endroit avant que ces parents ne viennent lui rendre visite. Ils nous auraient acheté tant de choses! Personnellement, ça m'a permis de sortir ma carte de crédit et de mettre des choses à moi dans l'appartement. C'est bon pour mon orgueil, de contribuer. J'ai donc acheté une table en bois, deux petits bancs, un extincteur et quelques ustensiles de cuisine. Encore une fois, nous étions partis tout simplement par pur hasard, et voilà que nous revenions les bras chargés de meubles... que nous avons mis, bien entendu, sur le balcon, à côté de nos plate-bandes de fraises et de menthe.

Les militaires

Par ma fenêtre, j'aperçois trois militaires inspecter une voiture.

Joseph Facal fait des merveilles aujourd'hui sur le poids politique du Québec dans la fédération canadienne.

L'UQAM

Acculée au pied du mur, l'UQAM a adopté un budget provisoire la semaine dernière pour tenter se satisfaire les exigences du gouvernement du Québec. Le budget prévoit des compressions de 6 millions de dollars et des hausses des frais afférents aux étudiants de 5 millions. Malgré tout,l'université est toujours en déficit de 30 millions pour l'exercice 2007-2008.
- Radio-Canada.ca

Mes premiers cours à l'Université du Québec à Montréal avaient lieu au pavillon Président-Kennedy, le gros bâtiment en forme de navire derrière la Place des Arts. Maintenant, l'UQAM est un gros navire qui coule.

Expo 67

Saisissant billet sur l'état de Terre des hommes sur Le blogue de pluche. Nombreuses photos now and then pour bien montrer le contraste.

2007/05/25

Pb a trouvé ça :

Naturellement, l'existence, le nom et la profession de Madame Astiné étaient une source d'ébaudissement infini, à base de contrepèteries et de calembours d'un goût exécrable; mais plus la facétie volait bas, plus vif était l'amusement.

Jean-Louis CURTIS, Le roseau pensant, p. 22.

2007/05/24


Mais qu'a fait Philippe Schnobb pour en arriver ? Il passe ses journées à errer sur internet, puis il branche sa web cam pour nous dire : Cliquez ici pour voir ce que j'ai trouvé.

Je me souviens d'une époque où il lisait les nouvelles de 18h00. Fait-il encore des reportages, au moins ?

2007/05/23

La fin des syndicats

Dans 20 ans, peut-être pourra-t-on voir que c'était la grève de trop. La grève suicide. Celle où le syndicat des employés d'entretien a poussé juste une petite affaire trop loin. Et où on pourra dater ce qu'on appelle «le début de la fin». Début de la fin du vieux modèle.

Vous souvient-il du temps où la Place des Arts avait ses techniciens, dont certains étaient payés en heures supplémentaires quand ils travaillaient le soir (maudit problème, les shows sont souvent le soir)?

N'a pu.
- Yves Boisvert, La mort du vieux modèle?, Cyberpresse.ca

Ça me rappelle pourquoi je n'aime pas la Presse. Il n'est expliqué nulle part dans l'article en quoi le syndicat va trop loin. Il va trop loin, un point c'est tout.

Il ne reste plus qu'un mois avant mon départ pour la Catalogne. :)


Un exemple d'expression galvaudée: Ça sent la coupe.

Avis aux journalistes qui couvrent la grève des employés de soutiens à la STM : le métro n'est pas plus bondé que d'habitude. Arrêtez de prétendre le contraire.

2007/05/22

Maudite chanson des Demoiselles de Rochefort! Ça fait des jours que je ne peux pas me l'enlever de la tête! Argh!

Sortie au musée

Suis allé au Musée des Beaux-Arts dimanche voir des tondeuses et des aspirateurs streamlines. Quelques beaux objets, des lampes et des ventilateurs. De beaux hommes aussi.

De retour à la maison, je ne voyais plus mon toaster du même oeil.

Contrepèterie

Je n'avais jamais remarqué que "pop corn" pouvait être une contrepèterie.

Suis arrivé à 8h50 au bureau, ce matin. Vraiment, il n'y a qu'une grève de métro pour me faire arriver tôt.

2007/05/21

Métro Beaubien

Homme en uniformeQuelques photos du coin où j'habite, dans mon photorama.

Ça devait m'arriver un jour : Peau d'Âne, du même réalisateur que les Demoiselles de Rochefort.

2007/05/20

Le homard et la pastèque

Hier au marché Jean-Talon, une femme voulait acheter un couple de homards. Le vendeur a mis les deux crustacés dans un sac qu'il a déposé sur la balance: 65$. Silence autour du kiosque des pêcheurs. La dame n'en revenait pas. Et moi non plus. Son souper en amoureux était foutu. Peut-être s'est-elle rabattu sur des T-bones, car elle a refusé d'acheter en s'excusant. Le vendeur a dit: "Ça ne fait rien, madame." Quelque chose me dit que ça doit leur arriver souvent.

Ça me rappelle la fois où j'ai acheté un melon d'eau, par un beau jour d'été. Je l'avais acheté entier, alors qu'il se vendait en quartier. J'ai payé cher la livre. 25$ pour un maudit fruit que personne a voulu manger.

2007/05/19

Ebay et les zombies

Bon sang, je viens de découvrir qu'on peut acheter des poupées-zombies sur ebay.

Les demoiselles de Rochefort

Nous n'avions aucune idée de ce que nous faisions en louant Les demoiselles de Rochefort, la Catalogne et moi. Elle était séduite par le synopsis, j'étais vendu en voyant que Catherine Deneuve y jouait, mais ni un ni l'autre ne savions que nous mettions la main sur un music-hall... S'il faut beaucoup de courage pour regarder ce genre de film jusqu'au bout, je crois qu'il en faut encore plus quand on est pris par surprise. Heureusement, l'appel impromptu d'un camarade de France a su nous rassurer.

Alors donc oui, nous avons regardé chaque minute du film, soupirant parfois, riant aussi. Certains moment étaient plus réussis que d'autres, notamment un spectaculaire plan-séquence au début. Le dénouement, même s'il est fait sous le signe de "le prince charmant fini toujours par arriver", m'a plu.

Mais ce qui m'a plu le plus dans ce film, c'est lorsque les deux jumelles de Rochefort chantent leur chanson avec leurs chapeaux à large bord. Là, dans le salon, je me suis exclamé: "C'est Chapi Chapo!".


2007/05/18

Choc culturel

Hier la Catalogne et moi regardions le téléjournal de Radio-Canada. "Après la pause, des enfants nés de soldats en service à l'étranger se voient refuser leur citoyenneté canadienne." J'ai profité de ce moment pour aller sortir le linge de la sécheuse.

Quelques secondes plus tard, la Catalogne me rejoint, choquée: "Gousse! Gousse! Je viens de jeter un coup d'oeil au téléjournal de TVA. Il y avait une tortue. Et une voix disait: la tortue a battu le lièvre, mais battra-t-elle le chat ? Et là on voit la tortue s'en prendre à la queue d'un chat et le chat saute sur la tortue. La voix dit: c'est ce que vous saurez après la pause."

Les deux, on en revenait pas que TVA en soit rendu là.

2007/05/17

Dallas

Hier soir, la Catalogne et moi avions trois bonnes raisons d'écouter Dallas. La première, c'est que la célèbrissime série américaine a su se faire une place de choix dans le coeur de la Catalogne dès années 90 en étant la toute première série doublée en catalan. La seconde, c'est que je n'avais jamais vu un seul épisode. Enfin, la troisième et dernière raison, c'est que nous avions un ami en train de souper avec un ex-politicien de haut niveau et que ça nous obsédait. Il fallait à tout prix nous changer les idées.

Je dois avouer d'emblée que les deux épisodes que j'ai regardés (il s'agissait des deux premiers de la saison trois) m'ont beaucoup amusé. J'ai tout de suite été frappé par la ressemblance entre Jr Ewings et Stephen Harper et par l'importance de voir arriver chaque personnage en voiture. Dans Dallas, les entrées en scènes se font presque toutes en voiture. Et le centre-ville est toujours désert. À croire que seul les Ewings peuvent y circuler ...et les auto-patrouilles.

Et il y a quelque chose de très bucoliques, dans Dallas: les cowboys dans les champs, les drinks de filles près de la piscine. Les personnages portent le blanc avec plaisir. L'image est très brillante, un peu floue, comme dans un rêve. On croirait que Dallas est le paradis.

Mais il y a aussi un côté plus sombre. Des vaches contagieuses qu'on abat dans les champs, un bébé prématuré qui disparaît mystérieusement, de l'extorsion, etc., et surtout, surtout : Sue Ellen, qui revient broyée du sanatorium. Elle erre hagarde au ranch des Ewings, refuse de voir son bébé, se moque de sa disparition. Par moment j'avais l'impression de regarder Carrie. Puis j'ai compris: Sue Ellen est une zombie.

Grande vente à Namur

C'est la grande vente cette semaine au métro Namur. Une femme déploie son kiosque juste à côté du guichet automatique. À vendre: livres pop et pacotilles.

Il y a quelques semaines, un homme vendait des montres et des bijoux. Sa femme était venue passer l'après-midi avec lui. Leur fille était là, aussi. En passant devant eux j'essayais d'imaginer ma vie si j'avais passé mon enfance dans un trou de métro avec mes parents. Ça ne m'a rien inspiré de bon. Je préfère nettement ces jeunes années passées à grimper dans les pins, à faire du vélo dans les sentiers et à pêcher sur les lacs. Quand j'avais faim, je n'avais qu'à me pencher pour trouver une tale de fraises ou de bleuets. La pauvre petite fille du trou Namur, elle, a dû calmer ses petits creux en achetant des cochonneries passées date chez le siffleux du dépanneur. Pouah.

En métro

Le nouveau plan de transport de la Ville de Montréal prévoit les prolongements suivants au métro:
1. Rajouter une station au bout de la ligne bleue, pour atteindre le boulevard Pie IX.
2. Plus tard, rajouter quelques autres stations à la ligne bleue pour atteindre Anjou.
3. Prolonger la ligne orange de deux stations au-delà de Côte-Vertu pour atteindre la gare de train de banlieu Bois-Franc.

2007/05/16

La Catalogne et moi, sur les dettes nationales

Hier soir, alors que nous nous déplorions la dégradation des routes et des hôpitaux au Québec, la Catalogne dit: Et vous êtes si endettés, en plus...

Gousse : Bof...

Catalogne : Mais à qui donc devez vous tout cet argent?

Gousse : Je ne sais pas.

Catalogne : C'est fou.

Gousse : C'est la même chose au fédéral.

Catalogne : Quoi? Le fédéral a des dettes aussi?

Gousse : Bien sûr, des dettes énormes.

Catalogne : Mais à qui ?

Gousse : Je ne sais pas.

Catalogne : Ça n'a aucun sens.

Gousse : Vous n'êtes pas endettés, vous autres ?

Catalogne : Si, si.

Gousse : Et vous savez à qui vous devez cet argent, vous autres ?

Catalogne : Non. (Puis, après une pause:) Tous les pays doivent de l'argent, mais on ne sait pas à qui.

Gousse : Il doit y avoir quelqu'un de drôlement riche quelque part.

Nouveau domaine

On peut maintenant accéder à ce blogue en faisant: www.goussecraintive.com

QuébecLes photos de ma dernière escapade à Québec sont disponibles dans mon photorama.

2007/05/15

Les personnages de Namur

Au métro Namur, il y a deux personnages importants : l'homme du dépanneur et l'homme-tronc.

L'homme du dépanneur est un siffleux au fond de son trou. Assis sur ses provisions, il attend de vendre. Chaque fois que je passe devant je constate son teint blême et malade. Je me dis parfois qu'il ne sort jamais du trou Namur, qu'il dort dans son dépanneur et sèche.

L'homme-tronc, quant à lui, ne se laisse pas impressionner par les interminables escaliers roulants et descend sans hésiter au fond du trou Namur. Là, bien installé dans sa chaise roulante, il demande la charité toute la journée. Parfois, il va dehors prendre un peu de soleil, puis il retourne au fond, rouge comme un homard.

Soleil je t'aime

Depuis je dois sortir du métro Namur par la rue Jean-Talon, je reçois le soleil en plein visage à chaque matin. Je dois avouer que j'aime ça.

2007/05/14

Ça n'a pas fini de tomber

Peu après notre départ pour Québec hier, la circulation me força a arrêter sous un viaduc de l'autoroute 25. "C'est dangeureux de s'arrêter sous les viaducs, ici", déclara la Catalogne. Et elle avait bien raison.

En effet, plusieurs heures plus tard, à notre retour, vers minuit, nous passions sous le même viaduc de la 25, mais en sens inverse. De l'autre côté du terre-plein, la circulation était complètement arrêtée. Embouteillage nocturne, un dimanche. Un morceau de béton était tombé du boulevard Hochelaga.

Le viaduc de la rue Hochelaga sera détruit dans les prochaines semaines et un nouveau sera construit, affirme Transport Québec. Le ministère affirme que la décision d'entreprendre ces travaux n'ont rien à voir avec cet incident.
-Radio-Canada.ca

Je commence à penser qu'on se tiermondialise. C'est assez gênant quand on a avec nous une délégation catalane.

Statue de cire, statue de selle

Radio-Canada titre: Duceppe bien en selle.
Je trouve ça un peu dégueulasse.

À l'Hôtel Madrid

Dans ma rutilante Malibu louée, je roulais vers Québec avec, pour passagers, la Catalogne et ses parents. Or le père ayant soudain envie d'un café, je pris la première sortie.
Stupeur et tremblement :
Dinosaures et créneaux blancs :
C'était l'Hôtel Madrid!
Quelle joie ! Avec un peu de chance, nous verrions Normand L'Amour (à chercher sur YouTube pour l'ensemble de son oeuvre).

Le restaurant de l'hôtel était bondé. Je n'y avais jamais mis les pieds. Une dame, dans sa robe gala country et avec ses "r" roulés commes des egg rolls, nous demanda très gentiment si nous avions une réservation, "car à cette heure, c'est les réservations". Évidemment, nous n'avions rien réservé, nous venions sur un coup de tête. Qui plus est, jamais je n'aurais pensé que cet endroit puisse être fréquenté. Je l'imaginais toujours désert, alimenté mystérieusement par une source d'argent blanchi. Je proposai d'aller plutôt au dépanneur, mais ma timide suggestion se perdit dans le brouhaha ambiant. La dame nous proposa deux paires de tabourets sur l'espèce d'îlot-comptoir qui trônait au milieu du restaurant. La Catalogne et moi nous assîmes à un bout du comptoir, pendant que ses parents allaient à l'autre Je commandai un café.

C'est à ce moment que je fis remarquer à la Catalogne que nous apercevrions peut-être ce cher Normand au bonnet blanc. Coup d'oeil autour: nul bonnet. Mais à l'autre bout du comptoir, face aux parents catalans, je le reconnus, il n'avait pas son chapeau, mais c'était bien lui! Normand L'Amour!

Nous ne lui avons pas parlé, mais je puis affirmer qu'il existe un vidéo où on me voit siroter mon café à quelques mètres de lui. La Catalogne en a également profité pour photographier ses parents dans ce lieu incongru, en prenant bien soin de cadrer, discrètement, le célèbre chanteur et divin messager. Ledit homme, en ayant vu beaucoup d'autres, remarqua tout de suite le safari-photo dont il faisait l'objet et enfila son couvre-chef, à mon plus grand bonheur. C'était Normand L'Amour dans toute sa splendeur.

2007/05/11

Métro Namur

Des travaux à la station de métro Namur condamnent une des issues et forcent les usagers à emprunter la porte sur la rue Jean-Talon. Ça me donne une toute nouvelle perspective sur l'endroit.

2007/05/10

Gumby et les zombies

Si Gumby devenait un zombie, je pense qu'il aurait l'air du Blob.

Le Blob est un zombie

Lorsque le Blob s'abat sur nous, on devient le Blob. Le Blob est en nous et nous sommes dans le Blob. Plus le Blob s'abat, plus il prend de la place, plus il est difficile de lui échapper. Bref, le Blob un zombie, mais un zombie sans forme. Le Blob est du zombie.

Pour tout savoir sur les zombies en littérature et au cinéma: wikipedia.

2007/05/07

Une utopie climatique aux portes du village gai

La Chambre de commerce du village gai, à Montréal, a décidé de planter des palmiers à l'angle des rues Amherst et Sainte-Catherine:

Le Village compte, grâce à cette opération qui coûte 50 000 $, se démarquer et créer un sentiment d'appartenance.

Avec ces arbres d'une dizaine de mètres, le Village souhaite apporter une touche de soleil à son aménagement qui compte également une centaine de pots de fleurs.
- Radio-Canada.ca

Alors que le monde tend dangereusement vers plus de chaleur, pourquoi précipiter ainsi les signes du réchauffement ? Que n'ont-ils planté des igloos ou, mieux, pour rester dans le thème gai, des ours polaires empaillés (stuffed polar bears)?

Et puis, en quoi des palmiers créent-ils un sentiment d'appartenance ? Et d'où vient cette nécessité de sentiment d'appartenance ? Que de questions.

Mais le mot de la fin, c'est l'article de Radio-Canada qui l'a:

Le sort des arbres, dont le prix unitaire est de 2500 $, demeure inconnu l'hiver venu.

2007/05/04

Myriam Bédard

Les hasards de la vie m'ont mené hier à un spectacle de Constantinople - dont j'avais eu un avant-goût cet hiver lors d'un vernissage au consulat mexicain, rien de moins.

Il m'est arrivé à plusieurs reprise durant ce concert d'avoir la fugace impression de reconnaître quelqu'un parmi la foule assise devant moi. Chaque fois que cette femme tournait la tête, on aurait dit que c'était...

J'allais en faire la remarque à la Catalogne, assise à mes côtés, mais l'idée m'est d'abord venu de valider ce qui, de toute évidence, ne devait être qu'une vague impression de ressemblance entre cette spectatrice et une athlète de haut niveau. À côté d'elle se trouvait une fille d'une douzaine d'année et... l'hirsute mari! C'était bien elle, la reine de Lillehammer, la tireuse à l'oeil de lynx, l'employée délatrice, celle qui a "entendu dire que...", celle qui, partie dénoncer le terrorisme bureaucratique canadien à Washington, a passé le Temps de Fêtes en prison et à la une des journaux (vraiment son parcours me fascine)! Myriam Bédard, en chair et en os et en famille.

Voilà pour la petite histoire.

Photorama

5000 visites dans mon photorama.
Merci à tous.

2007/05/03

Les zombies et l'esclavage

Il y a certainement un lien à faire entre les zombies et les esclaves.

Il faut tout d'abord savoir que le mot zombie viendrait d'Afrique et qu'il a trouvé en Haïti un terreau fertile. Là-bas, les zombies sont sous les ordres d'un bokor, ils en sont les dociles esclaves et coupent de la canne à sucre jour et nuit.

Par ailleurs, il paraît que les esclaves avaient la fâcheuse habitude d'enterrer leur mort dans des terres inondables.

Aujourd'hui, au cinéma, les zombies sont affranchis. Ils n'ont ni dieu ni maître.

2007/05/02

Comment faire un zombie

Il y a la méthode "coup de poudre", de tradition vaudoue, qui consiste en un puissant mélange de tétrodotoxine et de datura, la première pour immobiliser le corps de la victime dans une torpeur rappelant la mort, la seconde pour lui faire perdre toute envie d'agir par lui-même.

C'est en Haïti qu'on fait les meilleurs zombies.

L'autre méthode consiste à enterrer ses morts dans un endroit facilement inondable et attendre que l'eau soulève les cadavres.

Après ça il suffit d'éviter de se faire mordre.

À tout hasard j'ai lancé, autour d'une table recouverte de pintes vides, que j'avais vu récemment un film de zombies. Une des femmes assises avec moi a déclaré qu'elle adorait ce genre.
S'en est suivi une inattendue conversation sur le sujet.

Zombie doo-da, zombie dee-hay

Ces jours-ci je caresse le rêve de me faire un petit festival de films de zombies dans mon salon. Des suggestions ?

2007/05/01

Honte cellulaire

Pour 25$ par mois, je devais avoir droit à un cellulaire et à son utilisation.
Moi au vendeur: "25$ par mois?"
Le vendeur: "Oui, 25$."
Moi: "25$?"
Lui: "Oui. Ben... pis le 911."
Moi: "Bien sûr."

Bien sûr, ma première facture compte le 25$, plus les frais pour le 911 ...et 9$ de frais d'accès au réseau!
Donc finalement, au lieu d'avoir une facture d'environ 30$/mois, ce sera 40$.

Oui, vous m'aviez tous prévenu, les compagnies de téléphonies sont toute une bande de crosseurs.

Dans un an, j'aurai payé mon téléphone et, devinez quoi, je vais envoyer paître Bell Mobilité.

2007/04/30

L'incendie au bureau

Par ma fenêtre, j'aperçois les pompiers déployer leurs camions autour de l'immeuble où je travaille. Une odeur de brûlé court dans le couloir. Personne ne nous demande d'évacuer.

Une pluie de viaducs

En fin de semaine nous montions vers le nord et Laval nous terrifiait : le trafic routier, souvent, me forçait à m'arrêter sous les viaducs de l'île Jésus. "N'arrête pas, Gousse, ça va nous tomber sur la tête!" suppliaient mes passagers. Je me précipitais dans chaque pouce de voie publique qui s'ouvrait devant moi. Surtout, ne pas traîner sous ces structures brinquebalantes.

Pendant ce temps, en Californie, c'est tout un échangeur routier qui s'est effondré. Quand on se compare, on se console, dit le dicton.
Mais à la défense des Californiens, il faut mentionner que l'échangeur n'a pas résisté à l'incendie d'un camion-citerne rempli d'essence. Au Québec, les viaducs s'effondrent sans raison particulière. C'est ça qui est gênant.

2007/04/27

Celle qui ne voulait pas s'asseoir

Une vieille dame, canne à la main, arpentait péniblement un des quais du métro Jean-Talon. La voyant approché, je me suis levé pour lui offrir ma place sur le banc où j'attendais. Elle m'a remercié d'un signe de tête avant de continuer néanmoins sa route... jusqu'à la prochaine personne assise, à qui elle demanda la charité.
Je l'ai regardée en souriant s'éloigner et tendre la main vers tous ceux qu'elle croisait, cette petite vieille qui ne voulait pas de siège, mais qui voulait de l'argent.

La canette

Par ma fenêtre j'aperçois un homme terminer sa canette de liqueur en marchant. Il jette la tête vers l'arrière, colle l'orifice à sa bouche. Bon jusqu'à la dernière goutte. Satisfait, il ramène sa tête vers l'avant, regarde un point sur le sol à côté de lui ...et y laisse promptement tomber sa canette.
Voilà. C'est tout.

Quelques perles ici.

2007/04/25

Offense is our Best Defense

I listen a little to the Democrats and if one of them gets elected, we are going
on defense. We will wave the white flag on Iraq. We will cut back on the Patriot
Act, electronic surveillance, interrogation and we will be back to our pre-Sept.
11 attitude of defense.
- Rudy Giuliani

Quelle confession. Cet homme prône l'attaque et ridiculise la défense. Chez l'armurier, il s'achète des pistolets en disant: "Ce n'est pas pour me défendre, détrompez-vous."

La haine au quotidien

Ces automobilistes plus prompts à peser sur le klaxon que sur la pédale du frein, je les déteste.

2007/04/24

Vargas Llosa Mario, Pantaleón y las visitadoras, Punto de lectura, Madrid.

L'histoire truculente d'un jeune capitaine de l'armée péruvienne chargé de fonder un service de "visiteuses" pour soulager la libido des soldats postés en Amazonie.

Narration éclatée et extrêmement variée. Roman polyphonique, carnavalesque par moment. Délicieux, délicieux, délicieux.

2007/04/23

La sève du printemps

Ce weekend des Témoins de Jehovah recueillaient de l'eau d'érable à même les arbres. J'ai trempé mon index, comme dans un bénitier, mais au lieu de faire un signe de croix, j'ai sucé mon doigt.

La petite séduction

Cette semaine La petite séduction est à Maniwaki, avec Patricia Paquin. Je le dis parce que je viens de là-bas et que si-mon et moi rêvons d'avoir Patricia comme belle-soeur.

Tout le monde en parle

Aperçu hier sur l'avenue Mont-Royal celui que d'aucuns considèrent comme mon sosie: Guy A. Lepage.

2007/04/20

C'est le printemps!

Ce matin j'ai vu mes premiers hommes en short.

2007/04/19

C'est avec beaucoup, beaucoup de honte que j'annonce officiellement mon pacte avec le diable: depuis tout à l'heure j'ai un CELLULAIRE.

2007/04/17

Gousse cherche proton

Gousse qui s'autodigère cherche désespérement pilules à proton pour calmer les ardeurs brûlantes de son estomac.

Ceci est un jeu

Le site de Radio-Canada fait référence aux photos de ce photographe sur flickr:
http://www.flickr.com/photos/fredfafa/

Voyez cela comme un jeu : j'invite tout le monde à s'y rendre pour y trouver le petit détail qui m'a fait sourire.

Virginia Tech est une université où les étudiants ont l'air parés pour partir en guerre. Partout la coupe militaire est de mise. Qu'est-ce que c'est que cette université où pas un garçon n'a les cheveux longs?

Le froid comme secret du bonheur

Le Danemark est défini par ses habitants comme le pays le plus heureux d'Europe, selon une étude britannique publiée mardi, qui met en évidence que les Scandinaves et les Irlandais figurent en tête et les populations méditerranéennes en queue de peloton.
- Cyberpresse

Je continue de rêver à un monde plus froid, d'autant plus que le pays le plus heureux d'Europe est le pays de mes ancêtres.

2007/04/16

Le flash

Par ma fenêtre, j'aperçois un temps de merde. Le vent souffle fort, les fils électriques se balancent au-dessus de la rue. Soudain un éclair bleu! Suivi d'un bruit d'explosion! Une auto s'arrête un instant, le chauffeur regarde autour de lui. Nous nous ruons tous à la fenêtre pour voir ce qui se passe. Rien. Tout est comme avant. L'auto reprend son allure et s'en va.

2007/04/15

Smoking Gun, la suite

L'inspecteur Marc Simon pénétra dans l'antre du défunt. L'odeur pestilencielle qui infestait les lieux lui fit faire la grimace. "Pouah!". L'homme-flatulence avait été trouvé quelques heures plus tôt par la voisine de palier, une vieille-fille maintenant à l'hôpital pour choc toxique.
Soudain un cadre se décrocha pour aller s'écraser sur le sol, découvrant sur le mur jauni un rectangle encore blanc. "Cet homme fumait", supposa l'inspecteur en regardant l'état du mur. "Non, répondit un policier. Il pétait." L'inspecteur Marc Simon eut une grimace de surprise, puis s'alluma une cigarette. Les ambulanciers sortirent le cadavre.

2007/04/11

Smoking Gun

C'est l'histoire du gars qui pétait tout le temps. Tout avait commencé un soir de pleine lune. Le pauvre bougre a dû manger quelque chose, ou respirer un microbe, personne ne sait vraiment, mais toujours est-il que ce soir-là, la pétarade commença.

Quand on dit qu'il pétait tout le temps, bien sûr on exagère. Disons qu'il pétait la plupart du temps, et que dans les périodes d'accalmie persistait une vilaine odeur vinaigrée. On eût dit que la peau de cet homme en était imprégnée, un peu comme les mains d'un garagiste gardent sur elles l'odeur de camboui. Par ailleurs, au fil des ans la peau de ses fesses prit définitivement une teinte jaunâtre. Les murs de son modeste réduit firent la même chose, malgré que l'homme gardât toujours une fenêtre ouverte, pour aérer.

Quoi qu'on en pense, et bien qu'il perdit quelques amis au coeur sensible, les gens étaient conciliants avec notre homme. Après tout, disaient-ils, ce n'était pas sa faute. Cet homme était malade.

Hélas, bien sûr, un jour arriva ce qui devait arriver. Par une vague de froid que seuls connaissent les hivers canadiens, l'homme-flatulence, pour économiser l'électricité, prit le parti de fermer la fenêtre, juste une petite heure, pour se réchauffer. Il n'eût malheureusement pas le temps de remarquer ses vertiges, quelques minutes plus tard, car il s'assoupit pour ne plus jamais se réveiller.

2007/04/09

Au téléphone

Mon coloc me refile le téléphone. "C'est du télémarketing", me dit-il. Nous sommes samedi en fin de matinée.
- Oui bonjour, je vous appelle d'un concessionnaire X sur la rue St-Denis. Nous faisons une super vente aujourd'hui, vous devriez venir.
- Monsieur, je ne suis vraiment pas intéressé à m'acheter une voiture...
- C'est pas grave ça.
- ???
- Vous pouvez venir juste pour les regarder.
- !?
- On va vous donner dix piasses de gaz!
- Je ne suis pas intéressé.

Clic, je raccroche.

2007/04/07

2007/04/06

Le mois du proton

J'ai oublié de vous dire: hier j'ai pris mon trentième et dernier proton quotidien. Dès aujourd'hui l'acide reprendra ses droits dans mon estomac. Dès aujourd'hui, je m'acidifie. Et vous ?

2007/04/03

Le passeport

C'est après m'être difficilement arraché du sommeil, que j'arrivai, confus, au bureau de Passeport Canada. J'attendais dans la file d'attente pour obtenir mon numéro (imaginez, il s'agit d'une file d'attente vers une autre file d'attente), pendant que l'agent de sécurité essayait de nous faire peur en parlant d'un temps d'attente de deux heures. Lorsqu'enfin je me présentai à la réception, tentant maladroitement de sourire malgré mon triste sort et mes yeux cernés, la gentille préposée regarda mes papiers dûment remplis et m'annonça que je serais le prochain. "Regardez bien le panneau, votre numéro va sortir." Effectivement il sortit, à mon plus grand bonheur. Le pas léger, je me dirigeai vers mon kiosque.

L'homme qui devait recevoir commença par demander si j'avais un problème. "Non, monsieur, je n'ai pas de problème, je suis venu déposer une demande de passeport.
- Je m'occupe des cas à problème, dis-il en soupirant. Vous avez été signalé comme tel, la réception a dû se tromper.
- Oh.
- Mais ne vous inquiétez pas, je vais m'occuper de vous." Il prit ensuite mes documents, vérifia mes coordonnées, celles de mon répondant, celles de mes références. Et c'est là que mes problèmes ont commencé.

Il faut tout d'abord savoir qu'au Canada, on n'émet un passeport que si le requérant peut prouver son identité en fournissant l'assentiment d'un membre d'un ordre professionnel (avocat, médecin, ingénieur), en plus de devoir fournir deux références (ami ou collègue). Par souci d'économie peut-être, j'avais décidé que mon répondant, un avocat certes, mais d'abord un ami, pourrait me servir à la fois de répondant et de référence. Or, je ne pouvais pas faire ça. Si mon coloc pouvait très bien faire office de première référence, mon ami-avocat-répondant, lui, ne pouvait assumer les deux rôles. Le préposé me remit une feuille à remplir pour les coordonnées d'une autre référence.

Pris de court, je dus trouver quelqu'un que je connaissais depuis plusieurs années. Renée ? Elle vient de déménager. La Mort ? Elle déménage si souvent qu'il y a longtemps que je ne la contacte plus que par courriel. J'étais mis devant un fait terrible: communiquant d'abord par courriel, je ne connaissais par coeur qu'une poignée de numéros de téléphone qui ne m'étaient d'aucune utilité à ce moment-là.

- Ça peut-tu être un membre de la famille?
- Non, un ami ou un collègue.

Je pensai alors à un collègue, mais je n'avais pas ses coordonnées, seulement son téléphone au travail.
- Ben il va falloir l'appeler dans ce cas, me dit le fonctionnaire.
- Il y a un téléphone où je peux le faire?
- Il y en a un là-bas au fond, si vous voulez téléphoner."

Agacé et honteux d'avoir l'air sans entourage, je me dirigeai vers le téléphone payant, insérai ma seule et unique pièce de 25 sous dans la fente, composai le numéro et attendis la réponse du robot-répondeur. Ignorant le poste de mon collègue, je fis le 0 ...pour tomber sur la boîte vocale de la réceptionniste. Je retourne en trombe à mon préposé:
- Il n'y a pas de réponse, je n'ai pas les coordonnées de personne, qu'est-ce que je fais à partir de maintenant?
- Ben je ne peux rien faire pour vous monsieur.
- Je ne vous demande pas ce que vous pouvez faire pour moi, mais ce que je dois faire, moi, maintenant.
- Je vais ouvrir votre dossier et attendre une deuxième référence.
- Monsieur, je n'ai pas de deuxième référence, je ne connais pas de numéro de téléphone par coeur, je n'ai pas mon bottin avec moi, rien.
- ...
- Est-ce que je pourrai vous la faxer plus tard?
- Oui.

Puis il y eut un silence. L'homme travaillait. Et moi, honteux, furieux, j'essayais de me rappeler quelqu'un.

- Qu'avez-vous sur votre gars? me demanda-t-il.
- Je n'ai que son numéro de téléphone au travail.

Il continua de pitonner sur son clavier, puis me reposa la même question. Même réponse. Il prit alors ma feuille, regarda mon écriture en pattes de mouche, le nom et le numéro du collègue, puis il s'éloigna vers l'arrière, dans le fond, là où il y avait un bureau vide et un téléphone. Quelques minutes plus tard il revint. "Tout est correct, vous aurez votre passeport dans un mois.
- Cette semaine je vais m'acheter un cellulaire.
- Ce serait une bonne initiative."

Puis je sortis de là, la honte aux trousses.

2007/04/02

Dans Le Devoir, une lettre intéressante sur le nationalisme québécois.

Voir Mario Dumont associer l'idée de nation à des thèmes comme la famille, l'autonomisme et la restauration morale n'a bien sûr rien d'antinomique. Historiquement, le nationalisme québécois y retrouverait même sa niche écologique de prédilection. Seules deux exceptions auraient ponctué un nationalisme uniformément conservateur, soit l'épisode patriote, en gros de 1807 à 1848, et la mouvance péquiste de 1960 à... 2007.
- Gilles Laporte, Professeur d'histoire, Cégep du Vieux-Montréal

Barcelona !

Voilà, c'est officiel : j'ai mes billets pour Barcelone. Je serai en Catalogne du 23 juin au 15 juillet 2007. Je suis si excité! :)

2007/03/29

La vaisselle de Renée, les betteraves de Provigo

Entendu hier chez Renée, qui ne voulait pas essuyer la vaisselle :

Je refuse de faire ce que la nature fait d'elle-même.
- Renée
C'est tellement zen et écolo, j'adore.
Un peu avant cette remarque, je m'étais levé de table pour aller aux latrines. Mictions teintées de rose. Hum... Puis quelques heures plus tard : encore du rose. Hum... Puis ce matin: encore du pipi rose­. Hum hum hum... Tout ça pour avoir mangé des betteraves chez Renée. J'adore.

2007/03/26

La couleur des latrines

Depuis quelques jours des travaux ont cours dans les toilettes de l'immeuble où je travaille. C'est avec jubilation que j'ai découvert aujourd'hui la nouvelle couleur qu'ils ont mis sur les murs : caca d'oie. :)

J'ai toujours détesté le son des écouteurs qui venaient avec mon iPod. Hier, je les ai passés dans la lessive, puis dans la sécheuse : ça n'a rien changé.

Café surprise

Ce matin au bureau, mon café était sucré. Pour quelqu'un qui le boit pur depuis des annnées, c'est assez pour faire des grimaces. Incrédule, je suis allé goûter à même la cafetière: sucre là aussi. Quelqu'un a eu la plus-que-bizarre idée de mettre son sucre directement dans le pot de café. J'appelle cela un accommodement irraisonnable.

J'ai jeté tout ça dans l'évier pour rapidement faire une deuxième batch.

2007/03/25

Nuit blanche

Finalement c'est comme bénévole que j'ai participé à la Nuit de la philosophie, de 1h00 à 6h00 du matin.

2007/03/20

La nuit de la philo

Il y eu jadis la Nuit de la poésie, il y a maintenant la Nuit de la philosophie, du 24 au 25 mars. Évidemment, j'encourage tout le monde a y aller.

L'horaire.

Une liste des conférences qui me tentent, pour ceux qui voudraient m'accompagner:

René Girard et la nouvelle anthropologie, à 14h30.
Faire l'histoire des idées autrement, à 17h30.
Les accommodements raisonnables, à 21h00.
Réflexions anthropologiques sur la mort thermique de l'univers, à 22h00.

2007/03/18

Le dindon de la farce

La démarche d'un étrange oiseau le long de la route entre Ottawa et Montréal m'incita à ralentir. On eût dit le rescapé squelettique d'un accident qui, emmitoufflé dans une couverture, marchait de ses maigres jambes jusqu'à la prochaine station-service. Haut sur pattes et gros de corps, l'animal n'était ni un héron égaré, ni un corbeau affamé. Il marchait nonchalament et le vent, très fort ce jour-là, faisait trembler ses plumes.

Puis enfin lorsque nous l'avons dépassé, j'ai reconnu l'espèce : un dindon ! un dindon sauvage !

glouglouglouglou!

2007/03/16

Pêcher sur la glace

Les photos de ma merveilleuse fin de semaine de pêche dans mon pays natal sont disponibles dans mon photorama.

2007/03/15

Par ma fenêtre, j'aperçois un jeune mitron qui entre, ainsi qu'un apprenti-arpenteur qui arpente.

2007/03/13

Un ami a développé ce site sur le Vieux-Montréal: www.vieux.montreal.qc.ca/periph/carte.htm.
On y voit de très belles photos du quartier historique.

2007/03/08

Pour savoir pour qui voter: www.vivrelequebec.net

Mes résultats:
Parti Vert: 89
Parti québécois: 50
Parti solidaire: 36
Parti libéral: 0
ADQ: 0

2007/03/07

Guy et moi, sur l'effet délétère et les pompes à protons

Guy dit :
Que t'arrive-t-il, jeune loup?

Myriosis dit :
Je dois prendre des inhibiteurs de pompes à protons pendant un mois.

Guy dit :
Hein? Ciel. J'ai peur pour toi. Je ne comprends pas ces termes. Ils me font peur. Je ne connais pas ces choses là.

Myriosis dit :
C'est pour inhiber les pompes qui produisent l'acide chlorydrique dand mon estomac.

Guy dit :
Tu auras moins d'acide. Tu ne digèreras plus. Chiennes de pompes.

Guy dit :

Helicobacter pylori : bactérie responsable de l'ulcère gastro-duodénal.
Cette bactérie est présente dans l’estomac de près de la moitié de la population mondiale.

Si cette barrière est endommagée par l'Helicobacter pylori ou par les anti-inflammatoires, l'acide peut pénétrer au sein de la paroi et y exercer son effet délétère.
Ciel, tu vis l'effet délétère.

Myriosis dit :
Voilà. Le médecin m'a dit: Comment tu te sens?
- Je me sens délétère, docteur.
- Je vois ce que c'est.
Puis il a gribouillé sur son calepin.

La bombe à protons

Mon estomac cabriole.
Le médecin m'a prescrit: un inhibiteur de pompe à protons.
Avec un nom de même, c'est mieux de marcher.
Je me demande si je peux m'approcher de Gentilly 2 ?

2007/03/06

Le poisson est mort, vive le poisson!

Le petit néon a été retrouvé vivant dans son bocal hier soir. Son dos est toujours brisé. C'est le plus courageux de tous les poissons.

2007/03/05

Guy et moi, sur une certaine sorte de poire

Guy dit :
Je croque une poire, d'une variété que je ne connaissais pas. C'est une poire "fragrant". Elle dégage une odeur particulière.

Myriosis dit :
Oh. Une odeur de poire.

Guy dit :
Elle a une texture de melon d'eau.

Myriosis dit :
C'est une poire à eau! Le croisement entre une poire et un melon d'eau.

Guy dit :
Possible. Comme Bobinette.

Myriosis dit :
Voilà!

Guy dit :
Te souviens-tu de sa poire à eau?

Myriosis dit :
Oh oui! C'est à elle que je pensais.

Les poissons se cachent pour mourir

Ce matin la Catalogne a jeté un oeil au bocal des poissons : là, parmi les billes qui tapissent le fond, un néon battait des branchies. "Les poissons se cachent pour mourir", ai-je pensé, avant de me raviser. Cet animal n'aurait jamais pu se glisser lui-même sous ces billes. Il s'agissait donc d'un poisson en détresse! À l'aide d'une longue cuillère j'ai soulevé la bille qui le maintenait prisonnier. L'animal s'est aussitôt enfuie. Libre! Il était libre!

Affamé, il fonça vers la surface, où aucune miette ne flottait déjà plus. Son compagnon s'était empiffré pour deux. Mais quelque chose n'allait pas. L'ascension du petit néon était plus pénible que d'habitude. L'arrière de sa colonne vertébrale était brisé. Son dos faisait un "S". La mort le tirait vers le fond, mais il luttait ferme pour remonter à la vie. Courage, petit poisson, courage!

J'ai pris la décision de jeter un peu de nourriture dans le bocal, au risque de tuer l'autre par surnutrition. Le petit néon est arrivé tant bien que mal à la surface. Il n'arrivait qu'à saisir les plus petites miettes. Son vigoureux compagnon s'en donnait à coeur joie. Il croquait tout.

Puis soudain le pauvre petit néon s'est laissé tombé jusqu'au fond. Il agonisait. La Catalogne et moi étions convaincus que c'était fini, mais non, le courageux s'est remis à nager vers la surface. C'était devenu sa raison de vivre, mourir dignement.

Je suis allé prendre ma douche et à mon retour, le valeureux petit poisson était mort. Ses branchies ne palpitaient plus. Son corps inerte gît maintenant sur le lit de billes au fond du bocal.

2007/03/02

L'automobiliste

Par ma fenêtre, j'aperçois un automobiliste qui ne peut garer sa voiture le long de la rue, à cause du banc de neige. Il sort donc sa pelle pour se frayer un voie... et lance la neige directement sur le trottoir.

L'homme gare ensuite sa voiture et part à pied. Une minute plus tard, trois piétonnes se résignent à marcher dans la rue, parmi les voitures hors de contrôle.

Les piétons

En écrivant le précédent billet, je savais bien que j'aperceverais tôt ou tard un piéton s'aventurer sur la chaussée pour éviter les trottoirs impraticables.
Eh bien c'est fait.

En voilà un autre!

Oh! Encore trois!

14:15. Les gens rentrent déjà chez eux, convaincus que c'est la meilleure chose à faire avec cette tempête.

La tempête

Par ma fenêtre, j'aperçois un camion pousser la neige. Il fait un grand tas devant le concessionnaire de voitures d'occasion. Ce travail, toutefois, ne règle rien, car il neige beaucoup trop. La rue reste encombrée - et les trottoirs encore plus.

2007/03/01

Nuit blanche sous l'éclipse

Le festival Montréal en Lumières organise sa Nuit blanche samedi. Coincidence: ce soir-là aura lieu une éclipse totale de lune.